La règle d'or est celle du silence. Devant une œuvre forte — un Soulages, un Fontana, un Polke — le mobilier doit s'effacer sans disparaître. C'est ce qu'on appelle en scénographie la fonction d'assise : un siège, une table, un banc doivent soutenir le regard sans le détourner. Paradoxalement, ce sont souvent les pièces les plus dessinées — celles des grands maîtres scandinaves ou italiens du XXᵉ siècle — qui réussissent le mieux cette épure, parce que leur ligne est si juste qu'on cesse de la remarquer.