

L’art et rien que l’art, nous avons l’art pour ne
point mourir de la vérité.

Le projet : concevoir un chalet comme une galerie privée, un espace pensé pour accueillir, présenter et révéler des œuvres d’art contemporaines. Les tableaux et les sculptures structurent ainsi les espaces comme une succession de scènes ouvertes. Ils en orchestrent le rythme et en donnent le tempo, tandis que l’architecture et l’aménagement cultivent volontairement une forme de neutralité subtile.
Le choix des matériaux s’inscrit dans une palette volontairement sobre. Le blanc de la peau lainée habille des fauteuils aux lignes épurées. La transparence du verre instaure une circulation fluide, sans rupture visuelle. Le bois brûlé dialogue avec des troncs bruts de bouleau, introduisant une tension entre matière travaillée et nature originelle. Des bois rares, vernis aux reflets délicats, apportent une profondeur discrète. Dans presque toutes les pièces du chalet, les œuvres — tableaux et sculptures — sont présentes. Elles constituent le point de départ du moodboard, à partir duquel s’organisent l’agencement des volumes et l’écriture décorative de l’ensemble. La palette chromatique s’établit entre le rouge profond et le bleu marine, des tonalités choisies pour entrer en résonance avec les œuvres.






Le parti pris consiste ici à s’éloigner des codes stricts du white cube, ce modèle d’exposition neutre qui caractérise la plupart des galeries et des musées.
L’intention est au contraire de préserver l’esprit d’un espace domestique, chaleureux et habité, où l’art ne se contente pas d’être exposé mais s’inscrit pleinement dans l’expérience du quotidien.
Les étoffes apparaissent avec parcimonie. Choisies avec soin, elles mêlent des matériaux tels que la fibre de verre et le cuir, et se déclinent dans des palettes de nuances végétales.
