

Quand un problème est bien posé et qu’un homme de génie s’y attelle, il est bien rare de ne pas produire un chef-d’œuvre.

Longtemps perçu comme le conservateur d’une tradition alpine immuable, l’architecte Henry Jacques Le Même s’impose, avec le recul du siècle, comme le véritable inventeur de la modernité en altitude. En cet hiver 2026, la Maison Norki choisit de célébrer ce génie visionnaire à travers une interprétation singulière, où les codes du « chalet de plaisance » dialoguent avec l’art contemporain et des pièces de mobilier iconiques.
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Concrétisons ensemble l’intérieur de votre chalet d’exception
Avant l’avènement de Henry Jacques Le Même (1897-1997), le chalet n’était qu’une ferme d’alpage, une structure purement utilitaire dictée par les rudesses du climat. Le point de bascule survient en 1926 lorsque la Baronne Noémie de Rothschild lui confie l’édification de sa résidence à Megève. Le Même invente alors un concept révolutionnaire : le chalet de plaisance.
Son approche est un chef-d’œuvre d’équilibrisme. S’il conserve l’enveloppe extérieure évoquant la ruralité savoyarde, il transmute l’intérieur en un sanctuaire bourgeois. La structure même de ses œuvres témoigne d’une intelligence constructive rare : un soubassement en maçonnerie de pierre pour défier l’humidité, surmonté d’une superstructure en bois. Contemporain de Le Corbusier, il rejette pourtant le dogme du béton froid, préférant adapter le vocabulaire moderniste au contexte vernaculaire.




Au cœur de cette réflexion, notre tapis Mageva et ses coussins coordonnés ne sont pas de simples accessoires, mais des hommages structurels. Le travail de découpes en créneau, motif emblématique des façades de Le Même, se retrouve ici décliné dans une composition d'une grande densité. Chaque ligne évoque le geste de l'artisan sculptant le bois, transformant le sol en un plan pictural.
Réinterpréter le style Le Même sans sombrer dans le pastiche est un exercice de haute voltige. Fidèles à notre signature architecturale, nous avons conçu une scénographie où la rigueur du maître rencontre l’impertinence de l’art actuel. Dans ce chalet mégevan réinventé, nous avons introduit des œuvres au magnétisme puissant. Le miroir de Christophe Gaignon, véritable astre lumineux, dialogue avec une installation murale monumentale en céramique signée Morgane Salmon. Ces éclats de couleurs fortes et ces textures vibrantes viennent bousculer la linéarité du bois, créant une tension visuelle chère à notre Maison.
